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La Banque africaine de développement et ses partenaires lancent un nouveau fonds pour stimuler l'inclusion financière numérique en Afrique

© AfDB/ ADFI
16 Jun 2019

Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, qui se sont tenues en juin 2019 à Malabo, en Guinée équatoriale, ont été l’occasion de lancer la Facilité pour l'inclusion financière numérique en Afrique (ADFI), conçue pour aider à sécuriser et à développer les transactions financières numériques en Afrique.

L'ADFI est soutenue par ses contributeurs initiaux, à savoir la Fondation Bill & Melinda Gates, l'Agence française de développement (AFD) et le ministère des Finances du Grand-Duché de Luxembourg.

L'objectif de l'ADFI est de garantir un accès aux services financiers numériques à au moins 320 millions d'Africains supplémentaires, dont près de 60% de femmes. D’ici 2030, le fonds déploiera 100 millions d’USD de dons et 300 millions d’USD financé sur les ressources ordinaires en capital de la Banque, pour étendre les services financiers électroniques aux communautés à faible revenu.

« Nous pensons qu'en faisant les bons investissements dans l'innovation et la croissance numérique intelligente, les obstacles à l'inclusion financière et à la création de plus grandes opportunités économiques pour tous pourront être surmontés », a expliqué M. Akinwunmi Adesina, le président de la Banque africaine de développement.

Les interventions seront axées sur quatre piliers : les infrastructures, y compris les systèmes de paiement numériques et interopérables; les produits numériques et l’innovation ; la réforme et l’harmonisation des politiques et des réglementations ; et le renforcement des capacités. Ce fonds contribuera à combler les écarts existant entre les hommes et les femmes dans les transactions.

L'Afrique a connu une croissance à deux chiffres du nombre de détenteurs de téléphones portables au cours de la première moitié de cette décennie, déclenchant la mise à disposition d’une vague d'outils et de services numériques innovants sur tout le continent. Pourtant, tout le monde ne profite pas de ces avantages équitablement. On estime que seuls 43% des adultes en Afrique possèdent un compte bancaire.

« L'inclusion financière, obtenue grâce à des modèles de services financiers numériques, est à la fois une puissante stratégie de lutte contre la pauvreté et un catalyseur de développement économique durable pour les économies nationales et régionales », a déclaré M. Michael Wiegand, directeur du programme des services financiers pour les plus pauvres de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Le projet d'ouverture de l'ADFI, qui sert de pilote à la facilité, est un don de 11,3 millions d’USD de la part de la Fondation Bill & Melinda Gates à la Banque et à la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. Ce don vise à créer un système de paiement numérique interopérable qui permettra aux consommateurs d'envoyer et de recevoir de l'argent par l'intermédiaire de portefeuilles mobiles, et des transferts seront ensuite possible vers d'autres comptes numériques et bancaires.

« Grâce à l’ADFI, nous sommes convaincus que les efforts que nous déployons ensemble peuvent contribuer efficacement à faire tomber les barrières qui empêchent encore d’atteindre le plein potentiel de la finance numérique en Afrique. La facilité contribuera à améliorer la fourniture de services financiers numériques responsables et de qualité aux personnes mal desservies, jalon indispensable pour proposer des systèmes financiers inclusifs et durables. L'AFD se félicite de l'attention particulière qui sera accordée à l'inclusion financière numérique des femmes dans l'évaluation des projets qui seront financés », s’est réjoui Sébastien Minot, directeur adjoint de l'AFD pour l'Afrique.

L'ADFI travaillera avec des banques et des institutions financières non bancaires, des opérateurs de réseaux mobiles, des prestataires de services d'envoi de fonds et de paiement, des sociétés de technologie financière, des ministères, des organismes de réglementation ainsi que des organisations économiques régionales.

« Le Luxembourg estime que la réduction de la pauvreté et la cohésion sociale vont de pair avec l'autonomisation économique et l'inclusion financière. L'ADFI fournit une excellente plateforme sur laquelle le Luxembourg peut s’appuyer pour combiner sa volonté d’améliorer l'inclusion économique et son intention de mettre les technologies financières au service des populations pauvres d'Afrique », s’est félicité Georges Heine, Gouverneur suppléant de la Banque africaine de développement au ministère luxembourgeois des Finances.

Un panel de trois membres, dont M. Pierre Guislain, le Vice-président de la Banque en charge du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, a discuté des modalités, des défis et des exigences politiques qui doivent être envisagés pour permettre au fonds d'atteindre ses objectifs.

Les deux autres membres étaient Mme Vanessa Moungar, Directrice du département genre, femmes et société civile, et M. Konstantin Peric, Directeur adjoint du département des services financiers pour les plus pauvres à la Fondation Bill & Melinda Gates.

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