ADFI - Association Démocratique des Français en Israël  
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La librairie du Foyer fête ses 40 ans

 

En l’honneur du quarantième anniversaire de l’établissement et de la fête nationale française le 14 juillet, La célèbre librairie francophone de Tel Aviv, Librairie du Foyer,  fondée par Robert Lavi en 1968, organise unBal musette sur la place Masaryk, à deux pas de Kikar Rabin.

L'ambiance y sera festive et détendue et nous danserons sous les guirlandes et lampions « bleu blanc rouge » ou bien nous chanterons de concert avec l’accordéoniste et la chanteuse qui animent la soirée.

Venez savourer ce temps suspendu, ce petit miracle d'harmonie urbaine, sans oser respirer trop fort de peur qu'il ne s'envole !

 

Dimanche 13 juillet à partir de 20:30

14 place Masaryk Tel-Aviv - Tel: 03-5243835

www.librairie.co.il

 

 

 

Le premier Bal des Pompiers de Jérusalem
Dimanche 13 juillet à  partir de  20h00
au bar Toy :  6, rue Yossef de Nawas
(derrière le café Hillel de la rue de Jaffa)
Venez nombreux danser
selon la tradition française des Bal Musettes,
la veille de la Fête Nationale.
Entrée libre

 

 

 

Chanteur Ole / C’est une chanson

 

Le 1er Grand concours de la chanson francophone « Chanteur Ole / C’est une chanson », lancé à l’initiative du Service culturel de l’Ambassade et auquel s’est intensément associée la Mairie de Tel-Aviv, se tiendra le jeudi 10 juillet dans l’amphithéâtre en plein air de Jaffa, à 21h00.

 

Le vainqueur du concours sera envoyé à Split, en Croatie, pour participer au Festival international. Ce concours a suscité l’enthousiasme des Israéliens qui se sont inscrits (200 candidats). 61 ont été retenus qui devaient présenter soit une chanson de leur composition, soit un titre parmi les 20  proposés. Les auditions se sont déroulées tout au long de la journée du  dimanche 29 juin au Centre culturel Mandel à Jaffa.

 

Les 12 finalistes sélectionnés (francophones et non francophones) se produiront le 10 dans la soirée devant un large public (au moins 1000 personnes attendues). Le gagnant du Prix du Jury sera invité à représenter Israël au festival international de Split en Croatie.

 

Le gagnant du Prix du public recevra un billet d’avion AR Tel-Aviv /Paris offert par Air France. Le public votera par l’entremise de SMS adressés à une plateforme mise en place pour l’occasion.

 

Durant la soirée, des artistes seront invités à chanter : Dan Shapira, Tilda Rejwan qui sera également la présentatrice de l’événement en compagnie de Nadav Segal.

 

Venez nombreux soutenir la francophonie de talent !

 

Entrée libre

 

 

 

derniÈre minute

 

nous saluons la libÉration par l'armÉe colombienne de la Franco-colombienne ingrid bÉtancourt aprÈs 6 ans de dÉtention par les farc.

nous espérons pouvoir bientôt  fêter  la libÉration du franco-israÉlien guilad shalit dÉtenu depuis 2 ans par le hamas.

 

tel-aviv, 2 juillet 2008

 

 

 

 

 

Un petit groupe de militants pro-palestiniens du Parti Socialiste français a rédigé une contribution thÉmatique sur la Palestine pour le prochain Congrès du PS à Reims en novembre 2008.

 

Jacquot Grunewald, Conseiller des Français d'Israël à l'AFE et membre du bureau national de l'ADFI, a répondu aux auteurs de cette contribution (voir ci-après).

 

Pour information :

 - les signataires de cette contribution (168) représentent moins de 0,08% des adhérents du PS.

- une contribution thÉmatique permet seulement de faire valoir des idÉes.

 

 

Les faussaires

 

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le texte du
manifeste

Quand vous lisez dans un texte daté de juin 2008, alors qu'il arrive à l'actualité de parler du sort des gens au Zimbabwe, au Darfour, en Irak, en Afghanistan, en Birmanie, au Tibet… quand donc vous lisez : "Plus que toutes les autres questions internationales, la question du conflit israélo-palestinien nous interpelle profondément", vous êtes en droit d'être surpris. Quand vous reconnaissez parmi les principaux signataires de ce document une poignée de sénateurs-sénatrices et d'une député européenne, appartenant à la tendance anti-israélienne du PS, il ne faut surtout pas dire, que vous êtes habitués. On le sait, rien n'est pire qu'une âme habituée...

 

D'autant qu'à la veille de son congrès, les signataires demandent au Parti Socialiste de "donner l'exemple du courage politique". Il faut en tout cas un sacré culot pour récrire l'histoire passée et présente comme le font nos sénatrices-sénateurs. Ainsi de 1948 à 2008, quatre décennies de refus arabes sont ignorées, comme l'est l'intifada d'El Aqsa qui a cassé le processus d'Oslo. Il n'y a qu'un seul coupable et c'est Israël. Concernant Gaza, aujourd'hui, il est question des "incursions meurtrières" de Tsahal, mais évidemment pas des roquettes et des fusées lancées sur les kibboutzim, sur Sdéroth et Ashkelon, qui rendent ces incursions nécessaires. Le refus de reconnaître Israël par le Hamas, son surarmement en matériel terroriste par l'Iran et par le Hezbolla ne sont pas davantage mentionnés, pas plus que ne sont évoquées les conditions de cruauté dans lesquelles Guilad Shalit est retenu comme otage pour l'échanger contre un millier de Palestiniens poseurs de bombes et autres assassins au couteau, que notre texte qualifie  de "prisonniers politiques". Quant à la construction du "mur", il  ne vise qu'à "rendre la vie impossible à des milliers de Palestiniens." Le coup d'Etat du Hamas à Gaza passe à l'as et c'est Israël qui est accusé de disqualifier les dirigeants palestiniens. Le mot "terrorisme" ne figure pas dans le texte qui lui substitue "la promotion des plus radicaux" par la faute –qui en douterait ?– d'Israël.
Le caractère extrême et profondément injuste de ce pamphlet devrait le faire passer à la trappe. Mais on peut espérer aussi, puisqu'il est destiné à ceux qui donnent "l'exemple du courage politique" que leurs auteurs soient blâmés.

 

Jacquot grunewald  

23 juin 2008

 

 

 

 

Communiqué de l'ADFI - Français du Monde

 

 

"Au lendemain de la grave agression commise à Paris, contre un jeune homme portant kippa, alors que ce signe extérieur de sa judaïté semble la cause de la lâche brutalité dont il a été victime, l'ADFI - Français du Monde fait part de son indignation. Elle exprime sa solidarité au jeune homme et à sa famille. Elle note que cette agression n'est que la plus marquante parmi les récents actes de violences antisémites, et demande un effort pédagogique accru, à tous les niveaux des responsabilités politiques, civiles et médiatiques, pour lutter contre l'antisémitisme."

 

Jérusalem - Tel-Aviv, le 22 juin 2008

 

 

 

"La Conférence des Ambassadeurs"(*)

 

Première Partie : Le tournant Mitterrand

 

Deuxième Partie : Les années Chirac

 

Troisième Partie : La Présidence Sarkozy

 

 

En partenariat avec la Fondation France-Israël et le CRIF, l’Ambassade de France a réuni les Ambassadeurs d’Israël en France et de France en Israël. Ils ont partagé avec nous leurs souvenirs et leurs émotions, leurs réflexions de témoins privilégiés des relations franco-israéliennes.

 

 

Première Partie : Le tournant Mitterrand (1981-1995)

 

À quel moment le Président Mitterrand a-t-il basculé du plan Alon vers l'option Arafat ? Pour Ovadia Sofer, Mitterrand était un authentique ami de l'Etat d'Israël. Dès son arrivée au pouvoir, les visites ministérielles ont repris à un rythme soutenu. Les relations bilatéralesculturelles, technologiques, économiques se sont intensifiées en contraste avec les relations politiques sur la scène internationale. En 1983, la France a libéré Arafat de Beyrouth et a négocié son transfert à Tunis alors qu'en Israël, à l'époque, il n'y avait pas de consensus pour une reconnaissance d'Arafat. Peu auparavant, la visite d'Arafat en 1982 à Paris a constitué une sorte de cassure car les Israéliens ont reproché à la France d'avoir reçu Arafat avant que celui-ci ne reconnaisse l'Etat d'Israël. La France voulait se présenter comme une puissance moyen-orientale, mais son soutien à l'OLP l'en a empêchée. Sans une conférence internationale, elle ne pouvait jouer un rôle dans le processus diplomatique.

 

Yehouda Lancry a évoqué le discours de Mitterrand à la Knesset en 1982, discours bâti autour de la reconnaissance préalable et mutuelle et de la fin préalable et mutuelle de la violence. Le Président a parlé de territoires "disputés" et non de territoires "occupés", reconnaissant ainsi à Israël le droit à la dispute politique. À l'époque, il y avait deux millions de Palestiniens à qui il fallait donner une structure. Mitterrand se situait plus dans une optique démographique que dans une reconnaissance de l’identité nationale palestinienne.

 

Alain Pierret a rappelé que la France, sur les plans géographique, économique et historique, ne pouvait avoir qu’une politique pro-arabe. La signature du traité israélo-égyptien a été vue par la France comme un pas important. Cependant, le leitmotiv de Mitterrand, de 1986 à 1991, était que la tenue d'une conférence internationale était nécessaire sur la base du respect de la souveraineté et de la sécurité d'Israël et sur la possibilité pour les Palestiniens d'être souverains.

 

Jacques Huntzinger, ancien Ambassadeur mais aussi ancien Secrétaire aux Relations internationales au Parti Socialiste, a été directement mêlé à l'évolution de Mitterrand dès 1971. Celui-ci était imprégné de culture biblique. L'un des fils de Mitterrand a vécu dans un kibboutz. Dans les années 1975, vont entrer au Parti Socialiste des tiers-mondistes. Au moment des Accords de Camp David entre Begin et Sadate, Mitterrand a dû menacer de démissionner de son poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste pour faire approuver ces Accords par le Bureau National du PS. Huntzinger, en raison de sa fonction, sera chargé des contacts non-officiels avec l'OLP. Les personnalités palestiniennes modérées qu'il rencontrera seront toutes assassinées. Mitterrand, lui, était persuadé qu'il fallait résoudre le problème palestinien et qu'il pouvait jouer un rôle dans la solution du conflit grâce à ses liens avec Israël. Il espérait qu'une majorité de gauche reviendrait au pouvoir en Israël. Aussi, sa seconde visite en Israël a plus été pour lui une manière de prendre date avec l'Histoire que pour rencontrer Menahem Begin dont il n'attendait rien. Le Quai d'Orsay, quant à lui, avait mis Israël en quarantaine. Un exemple : lors de la première Guerre du Golfe, Israël n'a reçu aucune visite ministérielle française. À l'Assemblée, des députés de gauche et de droite voulaient même créer un lien entre la fin de l'occupation israélienne dans les territoires palestiniens et la libération du Koweït. Malgré la prise de position d'Arafat en faveur de Saddam Hussein, Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères, a rencontré Arafat à Tripoli. Si, pour le Quai d'Orsay, l'Ambassade de France à Tel-Aviv se trouvait "en Palestine", Mitterrand est demeuré, lui, sur une ligne d'équité entre Israéliens et Palestiniens.

 

Six jours avant la signature des Accords d'Oslo, Shimon Pérès, alors ministre des Affaires étrangères, a rendu visite à Mitterrand dans sa résidence à Latché pour l'avertir de l'imminence de la signature des accords. Dans une conversation avec Elie Wiesel, Mitterrand regrettera d'avoir eu raison trop tôt. À l'arrivée des travaillistes au pouvoir en 1992, les Européens se sont enthousiasmés pour la nouvelle politique annoncée par les Israéliens. La France a continué à prôner un dialogue direct entre toutes les parties, l'acceptation par Israël d'un compromis territorial, la reconnaissance du rôle de la communauté internationale dans le processus de paix, une ouverture d'Israël au monde entier.

 

François Lafon, historien, a souligné que ce qui a fait problème entre la gauche française et Israël, c'est la guerre du Liban. L'Internationale Socialiste était le seul lieu où Israéliens et Palestiniens se rencontraient. Issam Sartaoui sera d'ailleurs assassiné dans l'antichambre du Congrès sous les yeux de Shimon Pérès et de Jacques Huntzinger.

 

Jean-Louis Lucet, ambassadeur de 1991 à 1993, a expliqué que le dialogue politique a aussi repris avec de nombreuses visites ministérielles ainsi que la coopération militaire, gelée depuis 1967. Il y avait une impression de changement. Pour la première fois, Israël s'engageait dans un processus de paix organisé.Les visites ministérielles se sont succédé : Curien, Vauzelle, Dumas, Strauss-Kahn qui s'élèvera contre le boycott arabe. Une confiance nouvelle s'est rétablie, même sur des sujets délicats. En 1993, Alain Juppé sera présent au Yom Haatzmaout. La France s'était engagée à être l'avocat d'Israël auprès de l'Union Européenne.

Deuxième Partie :Les années Chirac (1995-2007)

 

Avi Pazner a raconté sa période, de l’incident de la visite du Président Chirac à Jérusalem à la relance des relations bilatérales. La présidence Chirac est marquée à son début par le discours reconnaissant la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs de France sous le régime de Vichy. Mais Chirac va parler aussi de la politique arabe de la France et Israël n'est pas même mentionné lors de cette conférence de presse. En mai 1996, avec l'élection en Israël de Binyamin Netanyahou, les relations franco-israéliennes prennent une tournure négative. Puis, lors de la visite de Chirac en Israël, c'est l'incident de Jérusalemqui pèsera sur tout le reste du mandat de Chirac. Le Président encourageait cependant les relations bilatérales. En décembre 1997, un nouvel incident se produit lors de la visite de Netanyahou à Paris. En effet, Chirac déclare à Netanyahou que sa politique est une politique de provocation. Et cet incident aussi pèsera sur les relations franco-israéliennes.C'est Lionel Jospin, Premier Ministre, et pro-israélien convaincu, qui poussera encore les relations bilatérales en totale contradiction avec la lourde atmosphère politique qui règne entre La France et Israël.

 

Elie Barnavi a décrit le Président Chirac comme un "philosémite et un anti-israélien". Bien qu'homme de droite, Chirac est un tiers-mondiste convaincu et il confond Israël avec un Occident qu'il n'aime pas. Jospin, lui, Premier Ministre de cohabitation, est "philosémite et pro-israélien". Chirac croyait encore que le monde arabe existait alors que ses collaborateurs, dont Hubert Védrine, le ministre des Affaires étrangères, avaient compris que le monde arabe n'existait plus et qu'il serait impossible à la France de tenir un rôle au Proche-Orient si la France se coupait d'Israël. D'où une nouvelle politique pour le Quai d'Orsay : poursuivre les relations bilatérales comme si le processus de paix n'existait pas; poursuivre le processus de paix comme si les relations bilatérales n'étaient pas intéressantes. 

 

Jacques Huntzinger est arrivé en Israël en 2000, à un moment où Barak a une côte énorme en France où il est perçu comme un nouveau Rabin. En juillet 2000, c'est l'échec du Sommet de Camp David entre Arafat et Barak sous l'égide de Clinton. Chirac verra favorablement les propositions israéliennes, considèrera qu'Arafat n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités et qu'il est responsable de l'échec des négociations. En octobre 2000, la deuxième Intifada éclate. Le président Chirac entend jouer un rôle dans la négociation. Il invite les parties concernées à Paris. Cependant, Chirac traite Barak avec condescendance : "Moi qui ai fait la Guerre d'Algérie…", dit-il au Premier Ministre israélien, ancien chef d'état-major de Tsahal. Barak est sidéré par ce que sa délégation décrira comme "l'arrogance française". Avi Pazner ajoutera que Barak reviendra de Paris avec le sentiment qu'il a été personnellement trahi par Chirac. En fait, Arafat ne voulait pas signer et Barak non plus, car il a l'impression que Chirac veut lui forcer la main. Les relations entre Chirac et Barak seront désormais gelées. Peu après, Barak perd les élections au profit de Sharon. Pour Paris, le nouveau Premier Ministre israélien représente le Diable. Pour Jacques Huntzinger, c'est un nationaliste fervent, un centriste avec qui on peut négocier. Sharon comprend que l'évolution démographique le presse de parvenir à une solution du conflit israélo-palestinien. Huntzinger parvient à le faire inviter à Paris en juillet 2001. Mais alors que la délégation israélienne est satisfaite de cette visite, Chirac dira à ses collaborateurs : "Cet homme (Sharon) est un bloc de béton. On n'en tirera rien". À leur tour, les relations entre Chirac et Sharon seront gelées.

 

En 2002, après la réélection de Chirac, se produit l'incendie de l'Ambassade d'Israël à Paris. Le Premier Ministre Raffarin se déplace sur les lieux. Le ministre des Affaires étrangères, De Villepin, se rend en visite officielle en Israël où il annonce que la France a choisi Tel-Aviv, à la place de Pékin ou de Moscou, pour construire un nouvel Institut Français. Ce qui caractérise alors les relations franco-israéliennes, c'est l'application de la doctrine Juppé, soit la dissociation des relations bilatérales des différends politiques entre la France et Israël.

 

Pour Nissim Zvili, la France n’a jamais accepté l’occupation israélienne des territoires après 1967. L’opinion publique, les médias, la classe politique française ont généré une désinformation qui a créé un mur empêchant de faire passer des messages. Le Proche-Orient est pour Chirac le foyer du radicalisme islamique dans le monde. Pendant plus d'un an et demi, le président français a refusé de recevoir le ministre israélien des Affaires étrangères. Le Président israélien Moshé Katzav sera néanmoins invité à Paris pour illustrer la doctrine : "on n'est pas contre Israël; on est contre le gouvernement israélien". Les changements se sont produits quand la France et Israël se sont découvert des intérêts communs au Liban, en Syrie et en Iran. Il y aura des échanges étroits entre les services de renseignements, notamment sur la crise iranienne. On assiste à la reconstruction d'une relation de confiance. Puis, Sharon décide d'évacuer la Bande de Gaza. Et en France, c'est l'élection de Nicolas Sarkozy. Pour Zvili, la France de Nicolas Sarkozy n'a pas changé de politique.

 

Troisième Partie : la Présidence Sarkozy

La présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2008) amènera-t-elle un nouveau style ou un changement de politique ?

Jean-Michel Casa, actuel Ambassadeur de France en Israël, a souligné l’amélioration exceptionnelle des relations franco-israéliennes en 2008, mais cette mutation était déjà à l’œuvre depuis des années car on a assisté au découplage des divergences sur le conflit israélo-palestinien d'avec les relations bilatérales. Il a rendu hommage à son prédécesseur Gérard Araud, qui a beaucoup œuvré pour la normalisation de ces relations. Il a souligné l'extraordinaire succès du Salon du Livre à Paris, Salon dont Israël était l'invité d'honneur ainsi que la très large couverture médiatique du 60ème anniversaire de l'État d'Israël. Il a aussi insisté sur la nécessité de consolider les relations culturelles et d’améliorer les relations économiques qui restent faibles. L'âge d'or des relations franco-israéliennes a correspondu à un moment historique. La France des années 50-60 était alors coupé de son réseau diplomatique habituel avec le monde arabe en raison de la Guerre d'Algérie. Aujourd'hui, il ne faut pas croire que l'amitié recouvrée doit s'accompagner d'une rupture avec le monde arabe. La France ne peut pas rester totalement étrangère au conflit. Elle plaide pour la fin de l’occupation israélienne et souhaite repenser le partenariat euro-méditerranéen dans lequel Israël aura sa place, la France prenant à partir du 1er juillet et pour six mois la Présidence de l'Union Européenne. Ce sera la rencontre du 13 juillet à Paris à laquelle tous les pays méditerranéens sont conviés, y compris Israël. Quelques jours avant, le président français sera en visite officielle en Israël où il tient à apporter des garanties pour aider et consolider un règlement de paix. Cette volonté françaisecorrespond à la volonté israélienne de restaurer le niveau de ses relations avec l'Union Européenne.

Dany Shek, actuel Ambassadeur d'Israël en France, situe l’embellie, d’abord modeste, voilà quelques années. Il y a eu intensification du dialogue stratégique, mais aussi politique, même s’il reste des désaccords. À peine arrivé en poste en France, Il s'était fait "taper sur les doigts" par Douste-Blazy, alors ministre des Affaires étrangères lors de la Guerre du Liban en juillet 2006, pour le survol du territoire libanais par les avions israéliens. Il avait même dû faire face à des menaces voilées. Dany Shek estime qu'il n'y a pas eu de révolution dans les relations franco-israéliennes depuis l'arrivée de Sarkozy à l'Elysée. L'évolution s'est produite, selon lui, il y a quelques années, avec la constitution du Groupe de Haut niveau. Aujourd’hui, il a le sentiment qu’Israël est à la mode, qu'il y a un vrai appétit pour mieux connaître Israël. La coopération se développe dans l’environnement, le social, la formation. Les échanges sont facilités avec les ministres et les hauts fonctionnaires. Il y a une intensification du dialogue politique, une intimité dans le dialogue stratégique. On assiste à un changement dans l’opinion publique avec une indifférence pour le conflit israélo-palestinien. On se trouve moins en présence d'une focalisation caricaturale autour de la politique israélienne. En Israël aussi, l’image de la France est en train de changer. Avec les changements dans le leadership israélien, la voix de la France est plus écoutée. Lors de sa visite officielle en France, le président Shimon Pérès n'a pas caché son émotion devant les drapeaux israéliens sur les Champs-Élysées. "Je suis venu dire merci à la France, a-t-il déclaré, de ce qu'elle a fait pour Israël".

 

(*) Notes prises par l'ADFI lors du Colloque organisé à l'Université de Tel-Aviv le mardi 27 mai 2008
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bertrand DELANOË, maire de Paris, sera en visite officielle du 31 mai au 2 juin prochain, pour la pose de la 1ère pierre de la "Place de Paris" à Haïfa et l'inauguration de deux expositions photographiques au Centre Culturel Français de Haïfa.

 

Vous trouverez ci-dessous le texte du magnifique discours que Bertrand DELANOË a prononcé à l'Hôtel de Ville de Paris, au dîner offert en faveur de Shimon PERES, lors de la visite officielle de ce dernier en France en mars dernier.

 

 

Discours de Bertrand Delanoë

Hôtel de Ville

11 mars 2008


Monsieur le Président, très cher ami,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,

C'est un plaisir, et c'est un honneur, pour Paris, de souhaiter la bienvenue au Président de l'Etat d'Israël.

Aujourd'hui, c'est un authentique ami qui nous rend visite. Un ami de
la France
, avec laquelle, tout au long de votre immense carrière d'homme d'Etat, vous vous êtes attaché à tisser de puissants liens d'affection, de confiance et de solidarité. Un ami des Français et en particulier de celui qui fut le premier d'entre eux, François Mitterrand, qui n'avait de cesse de rendre hommage à l'ardeur et à la grandeur de votre fidélité.

Et, permettez-moi de le dire, un ami personnel, à qui me lient tant de souvenirs, et avec qui je sais que nous partageons bien plus qu'une sensibilité politique : une volonté commune d'essayer d'appréhender le monde.

Votre venue ici, à l'Hôtel de Ville, est d'abord pour moi l'occasion de célébrer le rôle éminent des Juifs de Paris, que je salue chaleureusement, pour leur contribution au rayonnement, à la vitalité et à l'identité intellectuelle et spirituelle de notre capitale. Leur présence nourrit la fraternité qui unit les peuples d'Israël et de France, et participe ainsi de l'affirmation d'un héritage inextricablement commun. Entre Paris et l'âme juive, comme entre la France et Israël, s'est écrite une longue histoire, qui est celle d'un amour, parfois blessé, parfois même trahi, mais d'un amour réel, entre deux formes d'universalisme.

Entre le peuple des droits de l'Homme et le peuple des dix
commandements, le lien est indéfectible. Pour exprimer l'intensité de ce lien et la profondeur de son histoire, je pense à une anecdote d'Eliezer Ben Yehuda, le fondateur de l'hébreu moderne, qui raconte dans quelles circonstances la langue hébraïque est sortie de deux mille années de sommeil : « C'est dans une rue de Paris, écrit-il, à une terrasse de café, que je me mis à parler l'hébreu pour la première fois, assis avec un ami à une table ronde où étaient servies deux tasses de café noir. Et les sons étranges de cette belle langue orientale, morte, se mêlaient à la rumeur joyeuse de la langue française, vivante, belle, riche ». On voudrait que ce fût non seulement un symbole, mais un présage : c'est rue Montmartre que votre langue a recommencé à vivre. Cet héritage, nous sommes chargés,
ensemble, de lui donner toute sa force.

Dans ce temps partagé, s'inscrit la tragédie qui frappa les Juifs d'Europe. Notre ville conserve, jusque dans sa chair, le souvenir de ceux qui furent arrachés à la vie par la plus monstrueuse coalition de la haine et de l'indifférence. Dans chaque école de Paris, là où des enfants furent déportés vers les camps, des plaques le rappellent à tous les écoliers. La mémoire est l'humble dignité qui reste aux survivants que nous sommes tous devenus. Elle est le plus précieux des guides pour bâtir l'avenir. Elle est une invitation permanente à la responsabilité et au courage.

Elle nous rappelle aussi, Monsieur le Président, que l'Etat d'Israël est né d'un deuil comme aucun peuple au monde n'en avait jamais connu. Ce peuple, en voulant bâtir sur la terre de son histoire ancestrale, un petit pays où il lui fût permis de parler sa langue, de planter ses arbres et de prier son dieu, a écrit, tout simplement, une nouvelle page du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Le droit de vivre de ce vieux peuple offensé, son droit d'avoir sa place, après des siècles d'humiliations, sous le soleil de son ciel retrouvé, soyez sûrs que Paris, ville de la liberté, s'en proclame solidaire.

Je suis très heureux, Monsieur le Président, d'être auprès de vous l'année du 60ème anniversaire de la naissance d'Israël. Cette histoire là demeure un exemple et un espoir pour ceux qui croient qu'il n'y a pas de fatalité à l'oppression: la création de votre Etat atteste qu'en dépit de tout, le droit et la liberté demeurent accessibles à la volonté.

C'est pour rendre hommage à ce miracle accompli, que nous avons tenu à donner le nom d'une place de Paris à l'inspirateur de l'Etat d'Israël, Théodore Herzl, celui qui, en assistant, dans la cour de l'Ecole militaire, à la dégradation du capitaine Dreyfus, comprit que les Juifs ne pourraient avoir une existence digne et libre que le jour où
ils disposeraient d'une patrie. Cette patrie, qui est pour la conscience juive à la fois consolation et espérance, et qui justifie la formule d'Elie Wiesel : « Les Juifs peuvent vivre en-dehors d'Israël, mais ils ne pourraient pas vivre sans Israël ».

Paris prendra toute sa part à la célébration de cet anniversaire. Notamment, à travers l'inauguration d'une fontaine sur la place de Paris à Jérusalem et, le lancement, à Haïfa, de l'exposition conjointe des photographes israélien Pavel Wolberg et du Palestinien Raed Bawayah, qui avaient été accueillis ici même dans cet Hôtel de Ville.
Le Festival du film israélien se tiendra du 27 avril au 1er mai, au moment précis du 60ème anniversaire. Une contribution exceptionnelle au Musée d'art et d'histoire du judaïsme, ainsi que l'organisation du Festival des cultures juives qui se clôturera, le 19 juin, par une grande soirée à l'Hôtel de Ville, donneront à ce 60ème anniversaire tout l'éclat qu'il mérite.

De ces six décennies, cher Shimon Pérès, vous êtes le grand témoin, vous dont la vie se confond non seulement avec l'édification d'Israël, mais avec l'établissement de sa puissance industrielle, économique et militaire. En pionnier, vous avez compris la nécessité de l'innovation et d'une créativité sans cesse renouvelée pour la survie et la prospérité de votre pays. Et vous avez mesuré ce qui fait la grandeur d'une nation : ce n'est pas la force, c'est l'esprit. Tout dans votre parcours exprime ainsi la passion qui est la vôtre pour votre peuple. Une passion qui est aussi celle de la paix.

Le monde vous a rendu hommage en vous décernant en 1994 le titre le plus noble qui soit : le prix Nobel de
la Paix. Vous avez reçu ce prix aux côtés de Yasser Arafat et d'Itshak Rabin, dont un jardin de Paris, lieu de beauté et de sérénité, porte aujourd'hui le nom. Dans votre combat inlassable pour la réconciliation des peuples, nous sommes à vos côtés. Car telle est notre conviction : Israël a le droit inaliénable à la sécurité, ce qui signifie que chacun doit non seulement accepter son existence mais lui reconnaître le droit de la garantir ; le peuple palestinien, au nom de ce droit des peuples à disposer d'eux-mêmes que j'évoquais il y a un instant, doit pouvoir vivre dans la liberté et la dignité, ce qui suppose la création rapide d'un Etat souverain et viable. Chacun sait comment se terminera ce conflit que personne ne peut gagner : un jour, il y aura, auprès d'Israël, sur la terre partagée, un Etat arabe de Palestine.

La seule question est de savoir dans combien de temps, et j'ose à peine le dire, hélas, dans combien de morts ?

Comment nier l'ampleur de la tâche ? Comment masquer les doutes que chaque drame, au quotidien, vient renforcer inexorablement ?

En cet instant, je pense avec émotion aux victimes de l'odieux
attentat de jeudi, à Jérusalem : ces étudiants tués par la haine et par la passion de la mort, Paris porte leur deuil avec vous. Pourtant, la flamme de l'espoir ne doit pas cesser d'éclairer les hommes de bonne volonté, dont vous êtes l'un des inspirateurs.

Monsieur le Président, Israël est une grande démocratie, un Etat jeune, dynamique, créatif. Ce « jeune pays ancien », comme l'appelait Herzl, cette nation qui a à la fois soixante ans et trois mille ans, n'a pas fini d'étonner le monde. Témoigne de sa vitalité intellectuelle et culturelle la place d'invité d'honneur qui lui est accordée cette année au Salon du Livre de Paris. Amos Oz, David Grossman et tant d'autres noms résonnent ainsi dans l'imaginaire de
la France
et du monde comme autant d'alliances de l'intelligence, de la soif de dialogue et de paix comme seule la culture, dans son partage et son universalité, sait en créer.

Monsieur le Président, pour votre peuple, pour vous, pour l'éclat de cette lumière venue du plus profond de l'histoire, permettez moi une fois de plus d'exprimer mon admiration ainsi que mes vœux les plus chaleureux, d'harmonie, de stabilité et de prospérité. Et j'y ajoute, vous n'en serez pas surpris, mon affection.

Longue vie au peuple d'Israël !

Am Israel haï !

 

 

Isie Poznanski, Président de l’ADFI,

et le Bureau Exécutif de l’ADFI

 

vous invitent à

 

l'Assemblée Générale de l'ADFI

 

le mardi 17 juin 2008, à 18h

à l'Auditorium de l'Institut Français de Tel-Aviv

Sderot Rothschild 7, Tel-Aviv

 

 

En présence des Autorités françaises

et des Conseillers à l’Assemblée des Français de l'Étranger,

Yigal Dawidowicz, Jacquot Grunewald et Daphna Poznanski

 

Au cas où le quorum ne serait pas atteint, l’AG sera repoussée à 18h30

et aura lieu quel que soit le nombre de participants.

 

 

 

Ordre du jour

 

Rapport d’activités

Rapport financier

Rapport de la Commission de Contrôle

Modification du nom de l'Association

 

 

L'Assemblée générale sera suivie d'un dîner au restaurant "La Terrasse",

Ahad Haam 14, Tel-Aviv

 

 

 

 

Merci de confirmer votre présence à l'AG.

Réservation obligatoire pour le dîner, avant le 10 juin 2008.

Téléphones : 0522-786051 ou 03-6955780 (15h-18h).

 

La France parle avec le HamasGeorges Malbrunot19/05/2008 | Mise à jour : 06:56 | http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/19/01003-20080519ARTFIG00290-la-france-parle-avec-le-hamas.php

Paris avait rompu ses relations avec le Hamas lorsque le parti d'Ismaël Haniyeh avait conquis par la force la bande de Gaza en juin 2007.Paris avait rompu ses relations avec le Hamas lorsque le parti d'Ismaël Haniyeh avait conquis par la force la bande de Gaza en juin 2007. Crédits photo : AFP


 

Nicolas Sarkozy n'est plus hostile à l'ouverture de «passerelles» avec les islamistes palestiniens.

Dans la plus grande discrétion, une première rencontre a eu lieu, il y a un mois environ, à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas, révèle Le Figaro. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d'Orsay, La Messuzière s'est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d'informer le Quai d'Orsay de ses discussions.


 

«Ce n'était pas une mission officielle, nous déclare l'intéressé, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, NDLR). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indi­recte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas (le chef de l'Autorité palestinienne, NDLR). Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas», confie Aubin de La Messuzière, qui qualifie sa visite de «très utile».


 

Jusqu'à présent, les relations entre la France et le plus puissant parti intégriste palestinien étaient limitées aux services de renseignements. Elles avaient été interrompues en juin 2007, lorsque le Hamas conquit par la force la bande de Gaza. Mais, en août, les postes diplomatiques français de Tel-Aviv et Jérusalem recevaient un télégramme autorisant les services à renouer avec les islamistes. «Aujourd'hui, on passe à des contacts politiques», note un diplomate à Jérusalem.


 

À Amman, en Jordanie, un proche de la direction du Hamas reconnaît, de son côté, avoir reçu récemment «des chercheurs français qui voulaient savoir ce qu'ils pouvaient attendre du Hamas si on leur parlait». Et il ajoute : «La situation va se débloquer prochainement. De vrais contacts politiques vont avoir lieu.»


 

Évolution de doctrine

Ces premières rencontres confirment une évolution de la doctrine du président de la République sur le sujet. Passée inaperçue, la remarque de Sarkozy sur le Hamas lors de son intervention télévisée du 24 avril annonçait pourtant un changement d'approche à l'égard des intégristes palestiniens. Si la presse en a surtout retenu qu'«en tant que chef de l'État», Sarkozy «ne doit pas parler au Hamas (…) qui veut rayer Israël de la carte» , le plus intéressant était dans ce qu'il ajoutait à propos de la mission de l'ancien président américain Jimmy Carter, qui venait de rencontrer à Damas le chef du bureau politique du Hamas, Khaled ­Meshaal. «Qu'il y ait des passerelles pour discuter, après tout, moi je ne me permets pas de juger ce que font les uns et les autres, peut-être que ça sera utile un jour» , affirmait le locataire de l'Élysée. En fait, la rencontre de Gaza venait d'avoir lieu.


 

Pour la première fois, Sarkozy approuvait publiquement cette idée de «passerelle». Jusque-là, il avait tendance à diaboliser le Hamas, rejetant tout dialogue «avec des gens qui assassinent». «Le président a bougé», se félicite-t-on au Quai d'Orsay, où certains y ont vu «une validation du modèle syrien» : pas de contact entre lui-même et Damas, mais au-dessous, des «passerelles» peuvent donc être «utiles».


 

Le plus haut sommet de l'État fait montre de réalisme. La stratégie d'isolement du Hamas est inopérante. Ce dernier n'a rien cédé sur ce qu'on exige de lui pour qu'il devienne fréquentable, et la paix ne peut pas se faire avec la moitié seulement du peuple palestinien.


 

«On ne peut pas être plus royaliste que le roi» , ironise-t-on au Quai d'Orsay, où Bernard Kouchner pense, lui aussi, qu'il faudrait parler aux islamistes. Une majorité d'Israéliens, selon un récent sondage, approuvent les contacts avec le Hamas. Un ministre, Elie Yshaï, réclame même des discussions avec les intégristes.


 

«Les Français se rendent compte qu'ils sont prisonniers de leurs contradictions», souligne le chercheur Jean-François Legrain. Paris avait été l'une des dernières capitales européennes à s'opposer en 2003 à l'inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes dressée par l'UE. Mais aujourd'hui, le virage est difficile à négocier. «On s'attend à une opposition très forte des partisans d'Israël en France» , reconnaît-on au Quai d'Orsay. Le calendrier aussi est délicat. «Si les Français avancent trop vite, les Israéliens vont ruiner la visite de Sarkozy fin juin à Jérusalem», ajoute un expert du renseignement.


 

Paris souhaiterait que sur ce dossier très sensible une avancée puisse avoir lieu pendant les six mois de présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet.


 

La diplomatie française récupérerait ainsi les progrès réalisés par d'autres pays européens qui n'avaient pas ses réticences. Ces dernières années, Espagnols et Britanniques, notamment, ont su maintenir le lien avec les islamistes palestiniens.

Colloque

 

« France-Israël 1948-2008 : DES relations PAS COMME LES AUTRES »

 

Mardi 20 mai 2008

Université de Tel-Aviv

Auditorium Claire et Emmanuel G. Rosenblatt

Bâtiment Wolfson, Campus de l'Université

 

 

 

8h30 Inscriptions

 

9h00"Je t'aime, moi non plus", film documentaire de Gérard Benhamou sur les relations franco-israéliennes

Présentation par Tobie Nathan

 

10h00Allocutions de bienvenue

Richard Prasquier, Président du C.R.I.F

Jacques Huntzinger, Ambassadeur, Président de la Fondation France-Israël

Raphaël Barak, Ministère des Affaires étrangères, Israël

Tobie Nathan, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle

 

10h30 - 12h00 L’âge d’or des relations entre la France et Israël: Mythe ou réalité ? (1948-1967)

Modérateur: Maurice Ifergan

avec Michaël Bar Zohar, Tsilla Hershco, Noah Klieger, Miri Rosman et François Thual

 

12h00- 13h15De Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing: la rupture ? (1967-1981)

Modérateur : Freddy Eytan

Avec Elie Barnavi, Asher Ben-Natan, Denis Charbit et Meir Rosenne

 

 

14h30 - 15h45 Le tournant Mitterrand: du premier voyage présidentiel en Israël à la première visite d'Arafat en France (1981-1995)

Modérateur : Gérard Benhamou

Avec François Lafon, Yehuda Lancry, Jean-Louis Lucet, Alain Pierret et Ovadia Soffer

 

15h45- 17h00Les années Chirac: de l'incident à Jérusalem à la relance des relations bi-latérales (1995-2007)

Modérateur : Guy Senbel

Avec Elie Barnavi, Jean-Noël Bouillane de Lacoste, Jacques Huntzinger, Avi Pazner et Nissim Zvili

 

 

17h15-18h45 La première année de la présidence Sarkozy: un nouveau style ou une autre politique ? (2007-2008)

Modérateur: Marc Tobiass

Frédéric Barrère, Daniel Bensimon, Jean-Michel Casa,

Catherine Dupeyron, Alain Frachon, Eric Raoult et Dany Shek

 

 

 

 

En français avec traduction simultanée en hébreu

Horaires définitifs à consulter sur le site : www.ambafrance-il.org

Réservations : accueilifta@ambafrance-il.org

Renseignements : 03-7968000

 

Université de Tel-Aviv

Auditorium Claire et Emmanuel G. Rosenblatt

Bâtiment Wolfson, Campus de l'Université

Entrée piétonnière par la Porte Ramniceanu 4

Parking payant face à la Porte 4 et 5

 

 

 

 

 

 

Faculté Lester et Sally Entin des Lettres

Le Département de Français

 

Les intellectuels français et Israël:

entre admiration et réprobation

Dimanche 18 et lundi 19 mai 2008

Salle 003, Bâtiment Dan David – Campus de l'Université

 

Dimanche 18 mai 2008

15h00: Allocutions de bienvenue

Monsieur le Professeur Zvi Galil, Président de l'Université de Tel-Aviv

Son Excellence Monsieur Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël

Madame Nadine Kuperty-Tsur, Directrice du Département de Français

 

15h15-16h45Israël et la République des Lettres en France: soixante ans de relations intellectuelles

Présidence : Avner Ben Amos, Université de Tel-Aviv

 

15h15-15h45DenisCharbit, Open University et Université de Tel-Aviv

La place d'Israël dans la vie intellectuelle française: des marges au centre ?

15h45-16h15Antoine Compagnon, Collège de France et Columbia University

Israël avant Israël

16h15-16h45Jean-François Sirinelli, Sciences-Po, Paris

Les intellectuels français en 1967: état des lieux

 

Lundi 19 mai 2008

9h15-10h55"Ecoute Israël": sur la sensibilité sioniste de quelques figures intellectuelles françaises

Présidence : Nadine Kuperty-Tsur, Université de Tel Aviv

 

9h15-9h40Gil Mihaely, EHESS-AHMOC, Paris

Une révolution sans table rase : François Furet et le sionisme

9h40-10h05 Gary D. Mole, Université de Bar-Ilan

"Outre qu'une régression est toujours possible...": Blanchot face à Israël

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LA LETTRE
 

Ce mois-ci dans "La Lettre", Bertrand Delanoé en Israël par Daphna Poznanski, Huppe huppe huppe hourrah! de Jacquot Grunewald, la chronique de Yaïr Biran sur La création de Tsahal, une interview de Stéphane Amar, journaliste, et plus encore....

Bonne lecture!

 
 

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PERMANENCES AFE

Vos Conseillers à l'AFE, Daphna Poznanski, Jacquot Grunewald et Yigal Dawidowicz reçoivent à leurs permanences (voir ci-dessous) les Français d'Israël souhaitant leur exposer leurs problèmes dans les domaines suivants : aide sociale (pour les handicapés enfants et adultes, les personnes âgées, les familles monoparentales et familles nombreuses), retraites, fiscalité, emploi, état-civil, nationalité, indemnisation au titre de la législation antisémite en France pendant la 2ème Guerre mondiale, indemnisation des victimes du terrorisme, législation israélienne du travail, etc. 

Permanences

Daphna Poznanski                                                                                                       - au Consulat Général de France à Tel-Aviv les lundis  23 juin et 21 juillet (9h-12h),